La dette canadienne.

*La Dette du Canada envers le QuŽbec. bis.

Le scandale torontois.

Pierre Demers.

Avec l'assistance de GŽrard Bernier, HŽlne trudeau, Marcl SauvŽ.

Sommaire. Suite de l'article du mme nom paru dans SF026 concernant l'Žvaluation de cette dette remontant ˆ 1841, provenant de dŽpenses faites par le Haut-Canada d'alors, capitale Toronto, devenu Province d'Ontario. Cette dette historique Žtablie en 1867 ˆ la charge du Canada nouvellement formŽ, s'est accrue avec les annŽes selon la finance, car elle ne fut jamais rŽglŽe malgrŽ les parlementaires quŽbŽcois dont les rŽclamations se butrent au mur unanime de la majoritŽ, qui Žtait du c™tŽ anglophone depuis 1851. OccultŽe pour des raisons politiques comprŽhensibles par le gouvernement d'Ottawa, elle disparut des prŽoccupations des QuŽbŽcois confrontŽs ˆ des problmes existentiels de dŽnigrement racial et linguistique, ˆ l'incendie du Parlement. Il y a lˆ un scandale financier, qui a appauvri considŽrablement les QuŽbŽcois depuis 1841 et leurs hŽritiers en 2013. Voyez la RŽf. 1 version modifiŽe. En fin d'analyse, comme la seule autoritŽ vŽritable Žtait, depuis 1760 (et est encore) la Reine, cˆd les parlementaires de Londres, c'est elle et son parlement qui est notre dŽbiteur pour ce montant. Ë retenir: le montant tel qu'Žtabli par Pierre Corbeil et par Daniel Roy: 63 billions de $ en 1995, dette de la Reine envers le peuple du QuŽbec. Victoria. Fig. 1. L'estimŽ en 2013 est au choix 418 B$ ou 792 B$, couvrant largement la dette officielle estimŽe par Jacques Parizeau ˆ environ 0,000 2 billion de $. RŽfs 1, 2.

Une histoire de chiffres.

Voici l'Žvaluation de cette dette du Canada envers le QuŽbec remontant au 10 fŽvrier 1841, telle qu'incrite en 1867.

 (0)  En 1867:   00  000  006  115 085,95 $.

(6 Millions ...$)

ƒvaluation de cette dette en 1995. Les auteurs Pierre Corbeil et Daniel Roy suggrent prŽcisŽment 63  210 991  062 847,10 $ en 1995 en calculant son Žvolution ˆ partir de 1867. J'adopte cette valeur pour ce qui suit:

(1) En 1995:    63  210 991  062 847,10 $.

(63 B ...$)

L'augmentation est d'un facteur supŽrieur ˆ 10 millions.

10  336  179

En franais, on Žcrit B pout dŽsigner un million de millions, en physique, on Žcrit G pour dŽsigner un milliard soit mille millions, et l'usage est d'Žcrire M pour million. Avec ces notations je rŽcris la ligne prŽcŽdente en arrondissant ˆ mieux que 0,5 % prs pour la commoditŽ de la lecture et de la discussion.

En 1995:      63  000 000 M $ = 63 000 G$ = 63 B$

ƒvaluation de cette dette de nos jours en 2013: 1re convention. Admettons un taux d'intŽrt composŽ annuel constant au cours des 118 annŽes de 1867 ˆ 1995 et ce taux d'intŽrt annuel est 15,07%. Ë ce mme taux, le montant en 2013, 18 ans plus tard, s'est accrž d'un facteur 12,51 depuis 1995 et vaut 791B$ en  arrondissant en 2013:.

(2') En 2013:      791 B$

ƒvaluation de cette dette de nos jours, en 2013: 2e convention. Nous avons des raisons de situer l'origine de la dette en 1841. Gardons le montant (1) des auteurs ci-dessus et admettons le taux d'intŽrt composŽ annuel constant au cours des 154 annŽes de 1841 ˆ 1995 qui auraif donnŽ ce rŽsultat; cet intŽrt est 11,06%. Dans ces conditions, le montant en 2013, 18 ans plus tard, s'est accrž d'un facteur 6,61 depuis 1995 et vaut 418 B $ en arrondissant en 2013:

(2'') En 2013:      418 B$

Voici une rŽponse de Daniel Roy.

"Re: Dette envers le Bas-Canada

Le 20 juin 2013 ˆ 21:30, "Daniel Roy, CPA" <danielroy.cpa@videotron.ca> a Žcrit :

Monsieur Demers,

Concernant la dette envers le Bas-Canada, je crois que vous avez dŽjˆ mis la main sur le rapport qui en fait Žtat. Je ne peux contribuer ˆ mettre ce rapport ˆ jour, ce qui serait bien futile selon moi tant que ce rapport nÕaura pas attirŽ lÕattention des Žlites et du public.

Ë la prochaine!

Daniel."

Le prŽsent article paraissant dans SF028, ajoutant au prŽcŽdent de mme titre paru dans SF026, attirera-t'il suffisamment lÕattention des Žlites et du public pour que cette dette soit finalement remboursŽe au QuŽbec prochainement?

Ce que firent nos parlementaires au 19e sicle.

Les parlementaires quŽbŽcois, devant cette situation scandaleuse en 1867, firent probablement de leur mieux, dans la situation qui leur Žtait imposŽe. Ils contestrent la spoliation dont le QuŽbec, ds le moment de sa crŽation comme gouvernement distinct, se trouvait plombŽ. Sans succs. Voyez les discours au Parlement de QuŽbec quand le rŽsultat de l'arbitrage fut connu, en 1870:

Nos anctres se sont dit qu'il fallait de toute faon garder la cohŽsion du peuple, en affirmant la langue franaise, et que la justice finirait par rŽgner. Ainsi commenait une tradition apparue plus ou moins spontanŽment, que le Frre Untel a nommŽe: la tradition du petit pain: "nŽs pour un petit pain". Mieux vaut vivre pauvre que cesser d'exister comme peuple et nation. Au moins, il y avait la conscience d'tre une entitŽ distincte, puisqu'on nous prenait notre argent! On vidait en toute impudence les rŽserves durement Žtablies malgrŽ l'occupation Žtrangre depuis 1760. Mais au moins, le pouvoir royal n'essaya pas de nous annihiler, n'osa pas nous annihiler. Il savait qu'il avait besoin de nous.

Des dommages de guerre.

Certaines rŽflexions de Pierre Corbeil viennent ˆ l'appui de ce qui prŽcde. RŽf. 2, p. 11.

"Il serait aussi possible de tenir compte de dommages dans le calcul de l'intŽrt. Il est Žvident que l'Ontario a profitŽ de pouvoir tranquillement oublier une dette d'un tel poids en 1867. N'oublions pas que le TrŽsorier du QuŽbec affirmait en 1870 que la dette Žquivalait aux investissements en infrastructures nŽcessaires au QuŽbec. Le dŽsavantage pour le QuŽbec pourrait tre calculŽ dans le taux d'intŽrt, comme Çdommages punitifsÈ, selon le mot des hommes de loi. Toutefois, le calcul selon un taux d'intŽrt perdrait alors l'avantage de son objectivitŽ."

Cet auteur n'emploie pas le mot "guerre", peuttre par souci d'objectivitŽ, et cela est dernier mot.". On peut pourtant tre objectif, parler de guerre et Žviter tout appel ou recours ˆ la force brutale.

Or, en toute objectivitŽ, l'Žpoque Žtait loin d'tre pacifique. C'Žtait, ˆ distance et par agents interposŽs et financirement intŽressŽs, le rgne de Victoria (en 1837, elle succŽda ˆ son oncle Guillaume IV - dŽcŽda en 1901). http://www.herodote.net/Victoria_1819_1901_-synthese-595.php

Encadrent la pŽriode qui nous intŽresse, deux rŽbellions, couronnŽes l'une et l'autre par des pendaisons intimidantes. Celle de 1837 est bien connue. Voici un tŽmoignage sur celle des mŽtis en 1885. Aprs une rŽsistance acharnŽe ˆ Batoche, elle fut gagnŽe par une armŽe bien organisŽe sous le gŽnŽral Frederick Middleton. (Ce patronyme a connu en 2011 la vedette ˆ l'occasion du passage Žclair au QuŽbec de Catherine Middleton et de son futur Žpoux promis ˆ devenir Guillaume V, et mre en 2013 d'un fils promis ˆ devenir Georges VII. RŽf. SF011, http://www.er.uqam.ca/nobel/c3410/lisulf.htm)

1 Description : Macintosh HD:Users:pierre1:Desktop:Capture dÕécran 2013-08-17 à 03.38.38.png

2Description : Description : Description : Macintosh HD:Users:pierre1:Desktop:Capture dÕécran 2013-08-14 à 09.37.04.png3  Description : Description : Description : Macintosh HD:Users:pierre1:Desktop:Capture dÕécran 2013-08-15 à 17.19.18.png

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Figs 1, 2, 3.  La bataille de Batoche.

Estampe, La prise de Batoche en 1885, F. W. Curzon. Remarquer l'artillerie. L'original est au MusŽe McCord, MontrŽal .

commons.wikimedia.org/wiki/File:The_Capture_of_Batoche.jpg

Photo de Louis Riel en 1885 ˆ Batoche, o il s'est constituŽ prisonnier du GŽnŽral Frederick Middleton. http://www.collectionscanada.gc.ca/ouest-canadien/052920/05292038_f.html

La Presse Ždito MontrŽal 16XI1885."Riel vient dÕexpier sur lՎchafaud le crime dÕavoir rŽclamŽ les droits de ses compatriotes". http://shsb.mb.ca/Gravure_LaPresse

Il serait intŽressant de savoir combien a cožtŽ l'opŽration contre les MŽtis et qui l'a payŽe.

Si le procs de Riel Žtait refait en 2013, son issue serait-elle la mme? D'abord la peine de mort est disparue du Canada et de la plupart des pays civilisŽs. Ensuite, la communication instantanŽe et ˆ la rŽprobation anticolonialiste modifieraient assurŽment le verdict.

Ds lors, pourquoi le Haut-Canada, en 1841, n'a-t-il pas cherchŽ et obtenu les fonds requis du Royaume-Uni? Cette dernire avait pourtant financŽ ˆ elle seule la crŽation du canal Rideau, long de prs de 200 km, pour raisons stratŽgiques et sans grand intŽrt commercial. Ce fut l'oeuvre du colonel By (prononcer bailli) et sa construction dura 6 ans, de 1826 ˆ 1832. Cette crŽation suscita de fortes critiques outremer pour dŽpassemement des cožts et c'est peut-tre lˆ ce qui explique le choix des affairistes torontois redoutant un refus (ou ayant essuyŽ un refus). Peut-tre escomptaient-ils que l'avenir du grand Canada dont ils rvaient effacerait cette dette. Peut-tre encore, sachant qu'on ne prte qu'aux riches, voulaient-ils dŽmontrer, auprs de la mŽtropole de l'Empire, leur relative autonomie financire, tout en affaiblissant financirement leurs rivaux du Bas-Canada.

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Fig. 1. De 1840 ˆ 1867, Haut et Bas-Canada Žtaient une seule entitŽ politique, appelŽe Canada-Uni ou Province du Canada. RŽf. http://www.salic.uottawa.ca/?q=rapport_durham

Il faudrait peut-tre tempŽrer la question du paragraphe prŽcŽdent. Haut et Bas-Canada, entre 1841 et 1867, Žtaient rŽunis dans l'entitŽ politique Canada-Uni. Au point o j'en suis rendu de ma recherche, il semble qu'un emprunt ait ŽtŽ nŽgociŽ auprs des banques par des personnes de Toronto st du Haut-Canada, et q'il fut appuyŽ par une garantie accordŽe par le gouvernement R.U.. Ce dernier. Il faudrait voir "Canada Loan Guarantee Act 1842 c.118." Je cherche ˆ l'obtenir des archives britanniques situŽes ˆ Kew (prononcer Kiou)

L'entitŽ appelŽe Canada-Uni ou Province du Canada n'avait que des chambres consultatives. Elle Žtait une colonie gouvernŽe par Londres qui dŽlŽgait un Lieutenant-Gouverneur. Le 1er fut Poulette-Sydenham.

Les dŽpenses militaires? "Du point de vue du Royaume-Uni, une fŽdŽration de colonies britanniques d'AmŽrique du Nord paraissait trs sŽduisante, puisque la nouvelle fŽdŽration assumerait enfin seule les cožts de sa propre dŽfense."

L'obscuritŽ du prŽsent gouvernement fŽdŽral du Canada, une vieille tradition.

Le gouvernement du Canada actuel du premier ministre Stephen Harper n'a jamais parlŽ, semble-t'il, de la dette historique de 1841-1867 envers le QuŽbec; par contre, il ne manque pas une occasion d'affirmer deux grands principes: 1. l'Žconomie d'abord, puis 2. "oublions les vieilles querelles". Au point de refuser une rŽvision de la Constitution du Canada qui serait favorable au pouvoir fŽdŽral, rŽvision que lui propose le chef libŽral de l'opposition ˆ QuŽbec, Philippe Couillard. RŽfs 2, 3.

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2013/06/20130613-191047.html,

Ë Londres, Harper parle d'Žconomie et de l'Iran, Premire publication 13 juin 2013 ˆ 19h10

 

1. De quelle Žconomie veut-il parler, si on se rapporte ˆ ses actes et ˆ ses gestes?

L'industrie automobile en Ontario, l'industrie hydro-Žlectrique de Terre-Neuve, qu'il favorise de ses largesses ou de ses intentions annoncŽes, semble l'intŽresser plus que les 63B de $ dus au QuŽbec par le Canada  en 1995.

2. De quelles vieilles querelles? Celle entourant la dette historique de 1841 - 1867 en est une, qu'il n'a Žvidemment pas intŽrt ˆ faire ressurgir. Mais elle a affectŽ l'Žconomie du QuŽbec. Elle date du 19e sicle, sous la Reine Victoria. Il n'en a jamais parlŽ.

En matire de vieilles lŽgislations, s'est fait remarquer rŽcemment en 2013 celle encore plus ancienne Žmise au R.U. en 1737 sous le roi Georges II, que la Cour Suprme du Canada a invoquŽe, pour refuser d'examiner en justice des documents soumis en franais par la Commission des Žcoles francophones de C.-B., ˆ moins qu'ils ne soient traduits en anglais. Le gouvernement de M. Harper a gardŽ sience ˆ ce sujet. RŽf. 5.

Je cherche sur la toile, en vain jusq'ici, des renseignements prŽcis sur  les opŽrations de 1841, avec les noms des personnes physiques et morales mises en cause et des chiffres. Il y aurait donc des racines fort anciennes: voyez le cas, en 2013 de la sŽnatrice Panel Wallin en 2013 :

"Le SŽnat est restŽ le gentlemenÕs club de ses origines : on nÕy rend gure de comptes, et surtout pas au grand public."

JosŽe Boileau, http://www.ledevoir.com/politique/canada/385056/les-privilegies

Les progrs de Toronto et du reste du Canada. La dette du QuŽbec en 2013.

Je reprends une partie de la citation ci-dessus.

"... l'Ontario a profitŽ de pouvoir tranquillement oublier une dette d'un tel poids en 1867. N'oublions pas que le TrŽsorier du QuŽbec affirmait en 1870 que la dette Žquivalait aux investissements en infrastructure nŽcessaires au QuŽbec."

Le TrŽsorier du QuŽbec en 1870 Žtaits Joseph Gibb-Robertson. http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/robertson-joseph-gibb-5123/biographie.html

1. En d'autres termes, ce fut un pactole pour Toronto et le reste du Canada et une misre pour le QuŽbec.

2. Imaginons que le QuŽbec aurait pu utiliser le montant qui lui Žtait dž en 1870 pour les infrastructures qui lui Žtaient nŽcessaires, et en tirer son profit aussi vigoureusement que Toronto et le reste du Canada ont pu le faire effectivement de leur c™tŽ, quelles seraient les consŽquences aujourd'hui?

1. Toronto, la Ville-Reine du Canada en 2013, a connu un dŽvelopement remarquable ˆ la suite des grandes dŽpenses publiques faites en 1841 qu'elle jugeait indispensables: pincipalement e cnal de Veauharnois. Elle a fait des dettes alors, confiante, peut-on croire, que l'avenir se chargerait de les rŽgler ˆ son avantage, ce qui est effectivemenr survenu. A-t'elle songŽ ˆ demander l'aide financire de la mŽtropole, qui avait rŽalisŽ ˆ ses frais la construction, entre 1816 et 1822, du canal Rideau par le Colonel By (prononcer bailli)? Le fait est que la mŽtropole ne lui a rien accordŽ ˆ ce poste budgŽtaire. Il me semble que Toronto a jouŽ alors sur cet atout, que l'on ne donne qu'aux riches. En revanche, la mŽtropole est intervenue, liguŽe avec avec le reste du Canada, pour favoriser une immigration massive et sŽlective qui a dŽteminŽ artificiellement une dŽmographie Žcrasante pour le Bas-Canada puis le QuŽbec, et pour la langue franaise. Elle est aussi intervenue en dŽlŽguant le GŽnŽral Middleton ˆ la tte d'un corps expŽditionnaire pour mater la rŽbellion des MŽtis de la Saskatchewan en 1895.

2. Pierre Corbeil apporte un commencement de rŽponse dans un autre passage (page7).

" Par exemple, le QuŽbec en rŽcupŽrant son argent en 1867 n'aurait peut-tre pas eu ˆ faire d'emprunts pour financer son dŽveloppement."

Ce ne fut pas le cas. J'aperois le grand article de Vallires dŽmontrant qu'en fait, le QuŽbec a eu, ˆ partir de 1867 une histoire fort mouvementŽe d'emprunts et de grands travaux. www.erudit.org/revue/ae/1983/v59/n3/601063ar.pdf

Marc Vallires

L'ActualitŽ Žconomique

, vol. 59, n¡ 3, 1983, p. 531-550.

 

chercher  fr.wikipedia.org/wiki/1867_au_QuŽbec, on choisit l'annŽe: 1868, 1869...1899

 

Voir aussi: Comptes publics du QuŽbec, toutes annŽes. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_l%27histoire_du_QuŽbec_%281867_ˆ_1899%29

 

 

12 mai 1880: annonce que le gouvernement Chapleau a rŽussi ˆ nŽgocier un emprunt de 4 000 000 $ en France par l'intermŽdiaire du trŽsorier Jonathan WŸrtele5.

 

Face ˆ la concurrence

 

Les vains efforts du QuŽbec. Immigration canadienne, loi martiale et mesures de guerre.

RŽsumons. L'Žpoque n'Žtait pas ˆ la sŽrŽnitŽ politique et l'occupant usait d'intimidation et la brutalitŽ envers les francophones lorsqu'il le jugeait avantageux. Et cette Žpoque n'est pas entirement rŽvolue, puisqu'on aperoit de temps ˆ autre des explosions verbales dŽplacŽes des anglos contre les francos. Dans la chronologie canadienne, l'affaire de la dette envers le QuŽbec amorcŽe en 1841 est encadrŽe par les soulvements de 1837 de sinistre mŽmoire et la dure rŽpressinon de ceux des mŽtis de l'ouest qui culmina en 1885 par la pendaison de Louis Riel commandŽe par John Macdonald, le pre de la ConfŽdŽration. Dans ce dernier soulvement, s'illustra ˆ sa manire un gŽnŽral Middleton qui vint canonner Batoche.

Je trouve ce passage de 1842. http://www.biographi.ca/fr/bio/killaly_hamilton_hartley_10F.html

Finalement le 4 mars 1842, ils furent tous trois nommŽs commissaires chargŽs de la surveillance et de lÕentretien du canal de Lachine.

Au mois dÕoctobre de la mme annŽe, le gouvernement de Londres garantit un emprunt important pour rŽaliser des travaux publics au Canada. Ceux-ci comprenaient les six canaux du Saint-Laurent, ˆ lÕouest de Lachine.

 

RŽf.  Jack Langton,1866. http://www.biographi.ca/fr/bio/langton_john_12F.html

En 1866, Langton se trouvait ˆ Ottawa afin de prŽparer la ConfŽdŽration. La vŽrification Žtait dŽsormais bien acceptŽe, et il cherchait ˆ Žtablir la structure financire qui conviendrait le mieux au dominion. Ë titre dÕarbitre de ce dernier, il nŽgocia, avec les ministres des Finances des colonies, le transfert des comptes qui relevaient des secteurs de compŽtence fŽdŽrale. En outre, il consacra beaucoup de temps ˆ lՎnorme problme que posait la rŽpartition de la dette de lÕancienne province du Canada entre le dominion, lÕOntario et le QuŽbec. Une loi sur les revenus et la vŽrification, adoptŽe en dŽcembre 1867, crŽa le Bureau dÕaudition fŽdŽral, et il fut nommŽ officiellement vŽrificateur en mai.

RŽf. Acte de Londres, Garantie d'un prt, 1842.

jmE2bSRzEUC&pg=PA269&dq=1842+imperial+government+loan+guarantee+canals+canada&hl=fr&sa=X&ei=n3oRUvW7Eoje8wTfxoDYAQ&ved=0CD0Q6AEwAA#v=onepage&q=1842 imperial government loan guarantee canals canada&f=false

Canada Loan Guarantee Act 1842 c. 118

http://discovery.nationalarchives.gov.uk/SearchUI/Details/AssetMain?iaid=C3144942

RŽfŽrences.

RŽf. 1. Pierre Demers 2013, *** La Dette du Canada envers le QuŽbec, Pierre Demers, participation Daniel Roy, HŽlne Trudeau, Marcel SauvŽ, Maurice Day. RŽf. Pierre Corbeil, Marie Vastel, Jacques Pariseau, http://www.lisulf.quebec/SF026.htm

RŽf. 2. Jacques Parizeau, 2013, Ne surdramatisons pas notre endettement, Le Devoir, 16V2013,

 http://www.ledevoir.com/politique/quebec/378283/ne-surdramatisons-pas-notre-endettement

Pourquoi ce passage "avait du", quelle Žtait donc l'obligation pressante, quel est l'historique de ces opŽrations financires?

"avait du"? ƒvidemment pour favoriser les transports de marchandises au bŽnŽfice de Toronto la loyaliste aux grandes ambitions. Quels Žtaient les marchands, les financiers, les prteurs, les contracteurs?

"Ë la suite de la dŽfaite de la France napolŽonienne en 1815, la Grande-Bretagne connut un sicle de domination sans partage et Žtendit ses possessions dans le monde entier."RŽf. 2  https://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_britannique  .

Extrait

L'incertitude sur le partage de la dette du Canada-Uni entre le QuŽbec et

l'Ontario10 est un facteur supplŽmentaire d'explication des engagements modestes

du gouvernement quŽbŽcois. Pendant son premier mandat (1867-1871), le gouvernement

Chauveau dŽpense moins de 2 millions de dollars par annŽe ; plus de

la moitiŽ de cette somme est consacrŽe au maintien de l'ordre social. Les revenus

du gouvernement, dont 60 pour 100 proviennent de la subvention fŽdŽrale, sont

un peu plus ŽlevŽs, ce qui laisse un lŽger surplus chaque annŽe.

En 1873, aprs de longues et difficiles nŽgociations, la question du partage

de la dette est finalement rŽglŽe : le gouvernement fŽdŽral l'assumera en entier.

Cet arrangement ouvre la voie ˆ une hausse des dŽpenses du gouvernement

quŽbŽcois. Ainsi commence la fivre des chemins de fer qui balaiera la province

jusque dans les annŽes 1890. En 1875, il y a 1 024 milles de chemins de fer au

QuŽbec ; 90 pour 100 sont situŽs dans la rŽgion plus populeuse de la rive sud

du Saint-Laurent, reliant celle-ci aux ƒtats-Unis (Hamelin et Roby (1971:129)).

Bient™t, la population, le clergŽ et les politiciens de la rive nord commencent ˆ

rŽclamer des chemins de fer11. Le gouvernement du QuŽbec dŽpensera plus de

26 millions de dollars (17 millions en termes nets12) en aide ˆ la construction

de chemins de fer entre 1873 et 1900; la rive nord, en particulier le ÇQuŽbec,

MontrŽal, Ottawa & OccidentalÈ, recevra la part du lion.

...

10. Le Canada-Uni (composŽ du Bas et du Haut Canada, qu'on appellera en 1867 le QuŽbec

et l'Ontario) avait accumulŽ au moment de la ConfŽdŽration une dette de plus de 70 millions de

dollars. Selon l'Acte de l'AmŽrique du Nord britannique, le gouvernement fŽdŽral en assumait 62,5

millions de dollars, le reste devant tre partagŽ entre le QuŽbec et l'Ontario. Voir Vallires (1983 :534).

11. Cette histoire fascinante est racontŽe en dŽtail par Young (1978).

12. Des recettes d'opŽration de 2 millions de dollars et le prix de vente de 7,5 millions de

dollars doivent tre dŽduits des dŽpenses.

Auteur :

Ruth DuprŽ

Titre :

Un sicle de finances publiques quŽbŽcoises : 1867-1969

Revue :

L'ActualitŽ Žconomique, Volume 64, numŽro 4, dŽcembre 1988, p. 559-583

URI :

http://id.erudit.org/iderudit/601470ar

DOI :

10.7202/601470ar

en.wikipedia.org/wiki/Province_of_Canada

Upper Canada was near bankruptcy due to a lack of stable tax revenues, and needed the resources of the more populous Lower Canada to fund its internal transportation improvements. And secondly, unification was an attempt to swamp the French vote by giving each of the former provinces the same number of parliamentary seats, despite the larger population of Lower Canada. Although Durham's report had called for both the Union of the Canadas and Responsible Government (i.e., an independent local legislature), only the first was implemented. The new government was to be led by an appointed Governor General accountable only to the British state.

Exrait.

INTRODUCTION. 45

Les finances du Bas-Canada Žtaient dans un Žtat

trs-prospre, et le gouvernement n'avait ŽtŽ obligŽ

d'imposer que de trs-lŽgres taxes, puisque le

revenu total ne s'Žlevait, en 1840, qu'ˆ £166,000. Il

ežt cependant mieux valu que l'administration prŽlev‰t

des imp™ts plus ŽlevŽs, afin de faire des amŽliorations

locales, et d'encourager surtout la colonisation.

Le revenu du Haut-Canada ne s'Žlevait qu'ˆ

£75,000 environ. Le gouvernement avait cependant

commencŽ de grands travaux, et par lˆ grevŽ son

crŽdit d'une dette de $5,458,523.09, fardeau que le

Bas-Canada Žtait appelŽ ˆ partager d'aprsune clause

de l'acte d'union.

 

Les neuf membres fondateurs de BMO : Robert Armour, John C. Bush, Austin Cuvillier, George Garden, Horatio Gates, James Leslie,

George Moffatt, John Richardson et Thomas A. Turner, signant les articles dÕassociation de la Banque de MontrŽal en 1817.

RŽf.  John Richardson, 1796-1831

http://www.rootsweb.ancestry.com/~qcmtl-w/RichardsonJohn.html

He got a bill passed for the construction of a canal to Lachine, as early as 1795-96, although he did not see the work commenced till 1821, on the 17th of July, in which year, he turned the first sod, at the commencement of the work. He was chairman of the company that secured the completion of the undertaking, in 1825, at a cost of $440,000.

https://www.google.ca/search?q=banque+du+haut-canada&ie=utf-8&oe=utf-8&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a&channel=fflb&gws_rd=cr,

 Banque du Haut-Canada, Peter A. Baskervillle